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THE EVENT AND ITS WITNESS

THE REVELATION OF ARÈS

THE WRITINGS OF MICHEL POTAY

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Et ce que tu auras écrit 1989/
And what you shall have written

Sommaire / Contents :

 
Introduction / Introduction     8/9
Barbarie / Barbarism   18/19
Liberté et Infantilisme /
Freedom and Childishness
  62/63
Inchangement, L'Argoule Intérieure /
Unchange, The Inward "Argoul"
122/123
Conscience Collective et Prophète /
Collective Consciousness and the Prophet
146/147
La Pommeraie / The Crab Forest 212/213
Insurgeance / Opposingness 236/237
Epousailles / Nuptials 258/259
Souvenirs / Memories 298/299
Informations (Pèlerinage, Réunions) / Informations (Pilgrimage, Gatherings) 354/355


PRICE : CHF 47.00
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Barbarie

Extrait p. 26-28 

"[...] Préhistorique la guerre du feu ? Pas du tout. Guerre du feu est la guerre pour les biens, les bénéfices, le pouvoir. La guerre du feu passe même par les tribunaux. Et les coureurs de diplômes et de privilèges comme les bêtes marquent à l’urine leurs territoires ou leur rang. Les fonctionnaires font grève sans souci des conséquences sur l’ouvrier. Barbarie partout. Ne vous fiez pas aux discours et aux déclarations de conscience. Toute négociation est d’Attila, qui fut un grand négociateur. Les rivalités tribales s’apaisent un moment, pour reconstituer les forces avant la prochaine guerre.

Une dissemblance cependant ; la barbarie moderne ne se revendique pas. Attila ― « de nature irritable, rageuse, brutale », écrivit Priscus, un témoin ― disait franchement ce qu’il attendait, ne cachait ni sa cupidité, ni sa totale absence de scrupules, ni sa haine. Il  ne s’inventait pas d’idéal ou de logique. Il était rusé, mais non hypocrite. Notre barbarie moderne a appris à se dissimuler derrière un langage de légitimité, dont les traits idéologiques ou sentimentaux ont remplacé les lances et les défis d’antan. L’odeur du papier monnaie, des fauteuils de cuir, le bruit des discours et des slogans, remplace l’odeur des peaux d’ours, la fumée des sangliers rôtis et les fulminations wisigothes. La barbarie qui théorise et philosophe s’appelle civilisation."

Barbarism

Extract p.27-29

"[...] Is the quest for fire prehistoric? Not at all. The quest for goods, profits and power―quest for fire. The quest for fire even goes through courts. And the qualification-and privilege-hunters as beasts mark their territories or their ranks with urine. The civil servant goes on strike unconcerned by its repercussions on the worker. Barbarism everywhere. Do not trust in speeches and declarations of conscience. Any negociation is that of Attila, who was a great negociator. Tribal rivalries are quieting down for a while, so that forces can be restored with the next war in view.

A dissimilarity however; modern barbarism is not claimed. Attila―«of irritable, blustering, truculent disposition», the witness Priscus wrote―openly expressed what he expected, he made no secret of his greed, his utter unscrupulousness and lack of ideal, his hatred. He did not contrive a logic and an ideal for himself. He was cunning, but not hypocritical. Our modern barbarism has learned to hide behind a language of legitimacy, whose ideological or emotional darts have replaced the spears and challenges of old. The smell of paper money, of leather armchairs, the sound of the speeches and slogans, have replaced the scent of the bear pelts, the smoke of the grilled boars and the Visigothic fulminations.
Barbarsim which theorizes and philosophizes is named civilization."
 
 
La Pommeraie

Extrait p. 214-216

"Dieu visitera un homme à Arès, au Levant de l’Atlantique Nord. Il le soulèvera sur son Bras infini, l’emportera à rebours du temps, lui montrera la pommeraie. Du voyage cet homme n’apprendra pas qui est et ce qu’est Dieu ― il en restera au Père de l’Univers, image faible, flammèche de l’incendie de vie infini ―, mais il apprendra qu’avant d’être tout est crise. Au commencement (Genèse1/1) est la crise. Dans la suite de transcendements qu’est la Création, toute chose, toute vie passe par la crise, n’est créée qu’adossée à sa crise comme à un siamois. Tout de l’univers à l’âme.
Dieu ne garde pas critique l’inanimé pour le plaisir de le rendre dangereux ou de l’interdire ― interprétation de légiste, débile, du fruit biblique ―. Dieu de la chose, il restera le Matérialiste aimant.
Dieu ne garde pas critique l’animé pour compliquer le parcours de la paix et du salut et fixer ainsi leur prix. Dieu du tissu vivant, il restera le Père aimant.
Il garde critiques l’inanimé et l’animé, parce qu’il transmet sa Vie à l’homme et crée ainsi Adam, et parce que la Vie n’apparaît que par contraste. L’inexistence de Dieu, nécessaire puisqu’il existe ― partout, toujours, reviendra l’inexistence de Dieu, serait-ce par l’oubli ―, est la crise de Dieu. Dieu ne crée que sur son inexistence, c’est sa puissance sublime. L’ombre est la crise de la lumière ; la lumière n’est pas appréciable sans l’ombre, nécessaire. Le dinosaure est la crise du lézard, et la philosophie du lézard est dans le dinosaure. L’homme est la crise d’Adame ; Adame n’est pas discernable sans l’homme. Point ultime de l’Œuvre, la gloire, le sublime, l’éternité, retour de la vie humaine à sa divinisation, ne seront possibles qu’en contraste extrême avec leurs crises." 

The Crab Forest

Extract p.215-217

"God will visit a man in Arès, at the sunrise of the Northern Atlantic. He will lift him up on his infinite Arm, carry him back in time, show him the crab forest. From the journey this man will not learn who and what God is―he will not move on from the Father of the Universe, a faint image, just a flying spark from the infinite blaze of life―, but he will learn that everything before being is crisis. In the beginning (Genesis 1/1) crisis is.In the string of transcendings which makes Creation, every thing, every life goes through crisis, is not created other than built against ist own crisis as against a Siamese twin. Everything indeed, from the universe to the soul.
God does not keep the inanimate critical for the sake of making it hazardous or of forbidding it―legists’ dumb interpretation of the biblical fruit―. God oft he things, he will remain the loving Materialist.
God does not keep the animate critical so as to complicate the route to peace and salvation and so set their cost. God of the living tissue, he will remain the loving Father.
He keeps the inanimate and the animate critical, because he passes on his Life to man and thus creates Adam, and because Life cannot appaer but by contrast. God’s non-existence, necessary since he exists―everywhere, always God’s non-existence will come back, at least trhough oblivion―, is God’s crisis. God creates only on his non-existence, this is his sublime power. The shade is the crisis of the light ; the light is not appreciable without the shade, necessary. The dinosaur is the crisis of the lizard, and the lizard philosophy lies in the dinosaur. Man is Adame’s crisis; Adame is not discernible without man. At the ultimate top oft he Deed, the glory, the sublime, eternity, human life’s return to deification, will be possible only by utmost contrast with their crises."